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Vous abordez la discipline.
Cinq entrées pour saisir le vocabulaire de base : ce qu'est savoir, douter, justifier — et pourquoi ces questions, en apparence simples, occupent les philosophes depuis Platon.
L'épistémologie désigne, en français, l'étude philosophique des sciences — leurs méthodes, leurs concepts, leur histoire et leurs prétentions à la vérité. Dans la tradition anglo-saxonne, le mot recouvre plus largement la théorie de la connaissance : ce que c'est que savoir, et à quelles conditions une croyance peut être tenue pour justifiée.
Les deux acceptions cohabitent dans l'usage contemporain. Bachelard, Canguilhem et Foucault relèvent de la première ; Russell, Quine et Goldman de la seconde. Les pages qui suivent traitent les deux, sans privilégier l'une au détriment de l'autre.
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Cinq entrées pour saisir le vocabulaire de base : ce qu'est savoir, douter, justifier — et pourquoi ces questions, en apparence simples, occupent les philosophes depuis Platon.
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Cinq entrées centrales dans les programmes français de philosophie des sciences : Bachelard, Popper, Kuhn et la thèse de Duhem-Quine — l'ossature de la plupart des dissertations contemporaines.
L'épistémologie est la branche de la philosophie qui étudie la connaissance, et en particulier la connaissance scientifique : ce qui la distingue de la simple opinion, les méthodes par lesquelles elle s'élabore, les conditions de sa validité et la manière dont elle se transforme au cours de l'histoire.
Le mot est formé sur le grec epistêmê (science, savoir certain — opposé à la doxa, l'opinion) et logos (discours, étude). L'anglais epistemology apparaît au milieu du xixe siècle chez le philosophe écossais James Frederick Ferrier ; le français épistémologie s'impose au début du xxe siècle, d'abord au sens restreint d'étude critique des sciences. Voir la notice Épistémè.
En français, « épistémologie » désigne traditionnellement l'étude des sciences constituées — c'est le sens de Bachelard, Canguilhem ou de l'épistémologie historique. Sous l'influence anglo-saxonne, il recouvre aussi la théorie générale de la connaissance (parfois appelée gnoséologie). La philosophie des sciences en est la partie consacrée aux sciences particulières. Dans les sciences sociales et de gestion, enfin, on parle de paradigmes épistémologiques (positivisme, interprétativisme, constructivisme) pour désigner le positionnement d'une recherche.
L'épistémologie est l'étude philosophique de la connaissance : elle se demande ce que signifie savoir, comment une croyance peut être justifiée et comment les sciences produisent, testent et révisent leurs théories.
La philosophie des sciences porte sur les sciences (méthode, explication, lois, théories). L'épistémologie, au sens large, porte sur toute connaissance, y compris ordinaire. En français, les deux termes sont souvent employés l'un pour l'autre.
Parmi les classiques : Aristote, Descartes, Hume, Kant, Comte ; au xxe siècle, Bachelard, Popper, Kuhn, Quine, Lakatos, Feyerabend et Foucault.
Elle permet de comprendre ce que vaut un résultat scientifique, de distinguer science et pseudoscience, d'expliciter les présupposés d'une méthode de recherche et de penser l'histoire des savoirs. Elle est enseignée en philosophie, mais aussi en sciences sociales, en gestion et en sciences de l'éducation.
Par les notions de connaissance et de vérité, puis les trois auteurs centraux des programmes français : Bachelard, Popper et Kuhn. Le lexique et la bibliographie complètent le parcours.